01-03-2017 | Ref : 440 | 1362 |

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Le 1er REG passe à l'assaut

Le Mardi 28 février et le mercredi 1er mars 2017, le 1er REG a organisé un exercice grandeur nature afin de parfaire les compétences interarmes de sa section de liaison et de reconnaissance offensive (SLRO). 

Cet exercice basé sur des retours d’expériences d’Afghanistan ou encore Malien, a permis de compléter les compétences de la section. Cette dernière est composée d’une équipe de plongeurs de combat du génie (PCG), d’une équipe de déminage (EOD), d’un binôme WIT (Weapon Intelligency Team) et d’un groupe de fouille opérationnelle spécialisée (FOS). Pour cet exercice, ils étaient renforcés d’un élément cynotechnique spécialisé dans la détection d’explosifs de la BA115 d’ORANGE, d'un appui aérien du 5e RHC et d’un renfort de la BFST afin de faciliter la mise en place via la troisième dimension.

A la recherche d'un chef d’une cellule djihadiste

Lors du briefing, le chef de section annonce qu’ils vont être employés pour déceler une cache ennemi dans laquelle se retranche sûrement le chef d’une cellule djihadiste ! Ce dernier aurait comme projet de perpétrer des attentats terroristes sur la base de Laudun et dans ses environs. La SLRO est donc mobilisée afin de s’infiltrer et d’identifier la cache d’arme et si possible de capturer ce terroriste dans un but précis : obtenir du renseignement utile à la force.

Afin d’être le plus discret possible, la section a réuni l’intégralité des acteurs pour un briefing avant mission afin de se coordonner pour être le plus efficace possible. C’est décidé, la mise en place se fera de nuit et par moyens aéroterrestres. L’équipage Puma effectuera donc a minima une rotation pour déposer les plongeurs de combat, et plus si par hasard la QRF (Quick reaction force = Force de réaction rapide) devait être déclenchée, le puma serait alors en mesure de les acheminer rapidement sur zone, afin de perdre le moins de temps possible.

La cellule des PCG se met donc en branle et se voit déposée au sommet du plateau de César en corde lisse depuis le Puma. Après une infiltration de plusieurs heures, les plongeurs de combat trouvent enfin la grotte tant cherchée. Leur recherche fut fructueuse puisque ladite cache est remplie d’explosifs avec notamment une ceinture de suicide bomber (bombe humaine). Les EOD, la FOS et les WIT sont immédiatement alertés et mis en place par hélicoptère puis jalonnés par les PCG. La SLRO étant désormais au complet, elle peut œuvrer sur le terrain pour obtenir un maximum de preuves qui pourraient incriminer les terroristes.

A l’assaut !

Si les équipes d’investigation ont réussi à démanteler un plot logistique, elles n’ont pas réussi à intercepter le cerveau de l’opération, qui s’est exfiltré et retranché dans un campement à quelques kilomètres de leur position. Après un bref compte rendu à la hiérarchie, l’ordre est donné !  Les légionnaires de la SLRO lanceront donc un assaut sur le campement des djihadistes près de Lascours.

Afin de mettre le maximum de chance de leur coté et pour multiplier l’effet de surprise qui sera décuplé avec l’obscurité, les cellules de la SLRO se divisent pour attaquer de part et d’autrse du campement et ne laisser aucune possibilité à l’ennemi de s’enfuir de nouveau. Rapidement les détonations claquent et les déflagrations illuminent la nuit. Submergés par la puissance et le nombre, les djihadistes se replient non sans infliger quand même quelques pertes mineures à la force.

Un exercice au plus près de la réalité.

Pour la dernière partie de l’exercice, juste après l’attaque du bivouac, les militaires de Laudun sont allés sur le stand de tir pour rejouer l’assaut du camp. Mais cette fois-ci, plus question d’infiltration ni d’échanges de tirs contre d’autres militaires qui jouent l’adversaire. Pour cette récidive, les plastrons sont remplacés par des cibles d’exercices et les chargeurs remplis de munitions à blanc (d’exercice) sont échangés par des chargeurs à balles réelles.

Dans un contexte opérationnel, les hommes de la SLRO seront amenés à se servir réellement de leurs armes. Il est donc indispensable qu’ils maitrisent parfaitement le maniement de celles-ci. Au coup de sifflet, lancé par le maitre de tir qui scrute chacun de leurs fait et geste et veille au bon respect des consignes de sécurité, les plongeurs s’avancent vers les cibles puis ouvrent le feu dès l’instant où elles surgissent devant eux. Durant l’assaut, un des équipiers s’écroule au sol en hurlant. Il a été touché par une balle adverse, il faut donc rapidement l’évacuer sous le feu adverse, sans céder au stress, ni à la panique.

Cet exercice final, en conditions on ne peut plus réelles, permet à chacun de vérifier l’exactitude de ses réflexes. Comment après une courte nuit de sommeil, en état de stress aigüe, les hommes de la SLRO arrivent à évacuer un blessé, lui prodiguer les premiers secours, faire une demande d’évacuation sanitaire par hélicoptère et le tout en continuant à faire feu sur l’adversaire. 

Un bilan plus que positif.

Si la mission n’était en réalité qu’un exercice, le bilan n’en est pas moins important. Le 1er Régiment étranger de génie met un point d’honneur à développer sa SLRO, afin d’entrainer tous ces acteurs, qui habituellement agissent de manière indépendante, à œuvrer ensemble. Ce n’était pas le premier exercice du genre à être monté par la cellule. Le premier qui avait un scénario légèrement différent (démantèlement d’un laboratoire clandestin de fabrication d’explosif), avait mis en exergue  le fort potentiel de la section de liaison et de reconnaissance offensive. Alors pour cette nouvelle édition, tous les acteurs et tous les moyens ont été joués, y compris les comptes rendus par radios et l’envoi instantané des éléments à charge (notamment compte rendu et photos), qui ont été recueillis sur la zone.

La montée en puissance de cette capacité quelque peu spéciale permet d’imposer aux yeux de tous les compétences du génie et du régiment, et ainsi démontrer leurs capacités à être employés et déployés notamment en opérations extérieures.


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